Hack the Goals Ouganda 2018: Une rétrospective...

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Introduction

Un environnement d’apprentissage sûr (SLE, pour Safe Learning Environment) fait partie des droits humains fondamentaux et universels. Il s’inscrit dans le droit fil des Objectifs de développement durable 4 et 5, qui visent, respectivement, une éducation de qualité et l’égalité entre les sexes, et entend favoriser l’éducation et le développement.

Un environnement d’apprentissage sûr passe par une sécurité physique, émotionnelle et intellectuelle pour les élèves. Dans un environnement d’apprentissage sain, sûr et favorable, les élèves, de même que les adultes, voire l’école en tant que système, bénéficient de puissantes possibilités d’apprentissage. 

Challenge I

La violence sexiste (GBV, pour Gender-based violence) constitue une violation grave des droits humains. La violence sexiste désigne tout acte de violence causant ou pouvant causer aux femmes ou aux hommes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée. Les femmes sont particulièrement vulnérables à cet égard, étant donné leur manque de pouvoir au sein de la société.

 

En Ouganda, la violence sexiste est généralisée, en dépit des politiques et du cadre juridique existants. Si les taux de violence sexiste et d’agressions sexuelles ont augmenté de respectivement 18,4 % et 25,8 % (Police Report 2013), seule une proportion très faible des auteurs de ces actes font l’objet de poursuites. L’enquête démographique et de santé (Uganda Demographic and Health Survey) réalisée en 2016 a révélé que 22 % des femmes de 15 à 49 ans sont victimes de violences sexuelles au cours de leur vie, contre seulement 8 % des hommes dans la même tranche d’âge.

 

En milieu scolaire, la violence sexiste a un impact très négatif sur les apprenants. Elle mine leur estime de soi, entraîne une baisse de leurs performances et leur enlève l’envie d’apprendre. L’ampleur du phénomène de la violence sexiste en milieu scolaire devient un sujet de préoccupation, puisqu’il porte atteinte aux droits des victimes.

 

Comment pourrions-nous éliminer la violence sexiste, dans toutes ses dimensions, et relever ce défi dans le contexte de l’éducation ? 


Challenge II

L’éducation inclusive est un processus qui vise à répondre à la diversité des élèves en augmentant leur participation et en réduisant l’exclusion de et au sein même de l’enseignement.

 

La Convention des Nations unies sur les droits des personnes handicapées (2006) a lancé le concept d’éducation inclusive dans le cadre de la poursuite, en première instance, de l’Objectif du millénaire pour le développement relatif à l’enseignement primaire universel (Nations Unies, 2000) et, ensuite, de l’Objectif de développement durable 4.

 

Le gouvernement ougandais a certes instauré l’éducation inclusive en 1997 dans le contexte de l’enseignement primaire universel, mais seuls 9 % des garçons et des filles handicapés en âge scolaire fréquentent l’école primaire, contre 92 % des enfants non handicapés du même âge. La situation est pire encore dans les National Teachers’ Colleges et les instituts de formation professionnelle.

 

Or, l’éducation des personnes souffrant d’un handicap tant physique que mental et, partant, les plus vulnérables, s’avère essentielle pour le développement économique. Si l’enseignement aux apprenants qui présentent des difficultés d’apprentissage a été intégré au programme des établissements de formation d’enseignants, cela ne suffit pas, étant donné que les élèves handicapés sont confrontés à bien d’autres obstacles physiques, sociaux et psychologiques encore.

 

Comment pourrions-nous garantir un enseignement supérieur inclusif pour les apprenants ayant des besoins spéciaux ?


Challenge III

Les compétences techniques et professionnelles sont fondamentales pour le développement économique. Par l’intermédiaire du ministère de l’Éducation et des Sports, et de concert avec d’autres partenaires, le gouvernement ougandais a formulé, en 2009, un plan stratégique décennal relatif à l’enseignement et la formation techniques, professionnels et commerciaux (EFTPC). En 2010, il a ensuite lancé son programme de formation non formel (Non-Formal Training Programme), qui a conduit à une augmentation de 25 % du nombre d’Ougandais ayant accès à une formation non formelle.

 

Néanmoins, les préjugés sexistes demeurent dans l’EFTPC au niveau de la programmation éducationnelle et dans le chef des parents, de la société et des employeurs. Ainsi, les femmes ne représentent qu’un quart des inscriptions en EFTPC et sont cantonnées dans des métiers traditionnellement féminins. Les stéréotypes que la société continue de véhiculer à propos des filières professionnelles qu’un garçon ou une fille devrait ou ne devrait pas suivre se traduisent par autant d’opportunités manquées pour ceux désireux de s’inscrire à une formation jugée « idéale » pour le sexe opposé. Le fossé entre les rôles, droits, pouvoirs et prises de décisions entraîne une perte de confiance en soi et d’estime de soi chez de nombreuses jeunes filles. Sans cette confiance en soi, elles perdent foi en leur capacité à étudier. Ces jeunes femmes retrouveront confiance lorsqu’elles réaliseront qu’elles en sont bel et bien capables.

 

Comment pourrions-nous lutter contre les stéréotypes de genre dans les formations professionnelles ?


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